Il y a des défis sportifs qui dépassent largement le simple cadre du sport.
Parce qu’un triathlon XXL, ce n’est pas seulement nager, pédaler et courir pendant des heures.
C’est apprendre à tenir dans la durée. Traverser les doutes. Composer avec la fatigue, les émotions, les imprévus, la vie professionnelle, les relations personnelles… tout en continuant à avancer.
C’est exactement ce qu’a vécu Morgane.
En mai 2026, elle a bouclé son premier triathlon XXL lors du Frenchman, après dix mois de préparation.
Une aventure physique, bien sûr. Mais surtout une aventure mentale et humaine.
Le Frenchman XXL : un défi hors norme
Le Frenchman XXL est un triathlon longue distance particulièrement exigeant.
Au programme :
- 3,8 km de natation
- 180 km de vélo
- 42 km de course à pied
Soit plusieurs heures d’effort, avec tout ce que cela implique : gestion de l’énergie, alimentation, météo, fatigue, émotions, imprévus mécaniques, douleurs, sommeil, récupération…
Préparer un tel défi demande bien plus qu’une bonne condition physique.
Cela demande du temps, de l’organisation, de la régularité et une grande capacité d’adaptation.
Et contrairement à ce que l’on imagine parfois, les sportifs amateurs ne mettent pas leur vie « sur pause » pour préparer ce genre d’objectif.
Ils continuent à travailler, gérer leur quotidien, leurs relations, leurs responsabilités.
Et cela demande aussi de vrais sacrifices.
Pendant plusieurs mois, il faut réussir à intégrer des heures d’entraînement, des temps de récupération, du sommeil, une alimentation adaptée, tout en continuant à gérer sa vie personnelle et professionnelle.
La fatigue peut impacter l’humeur, les relations, la motivation, la disponibilité mentale et émotionnelle.
C’est souvent là que le mental devient essentiel : réussir à tenir dans la durée sans s’oublier complètement.
Dix mois de préparation et une vie à côté
Morgane a commencé sa préparation en juillet 2025 pour une course prévue en mai 2026.
Dès le départ, elle a fait le choix d’être accompagnée par un préparateur physique, qui lui a construit et adapté ses entraînements tout au long de la préparation.
Pour elle, ce cadre était précieux.
Cela lui permettait de ne pas avoir à réfléchir en permanence à ses séances, de pouvoir faire confiance au processus et de se concentrer sur ce qu’elle avait à faire.
Elle s’est également entourée d’une naturopathe afin de travailler la récupération, les massages et l’équilibre global.
Mais malgré cet encadrement, la préparation a commencé à devenir mentalement difficile au fil des mois.
Car en parallèle de son projet sportif, Morgane vivait aussi une période importante de sa vie professionnelle : son installation en libéral en tant qu’orthophoniste.
Nouvelle organisation.
Nouvelle charge mentale.
Nouveaux doutes.
Nouvelle fatigue.
Et comme souvent dans les défis d’endurance, ce n’est pas uniquement le corps qui fatigue.
C’est aussi la tête.
« Je n’avais plus envie d’aller m’entraîner »
En janvier 2026, après sept mois de préparation, Morgane ressent une grosse baisse de motivation.
Elle explique :
« Je traversais une période de baisse de motivation et d’envie. Je n’avais plus vraiment envie d’aller m’entraîner, le moral était au plus bas, alors même que la phase la plus intense de la préparation approchait. »
Les pensées deviennent négatives.
Le sommeil se dégrade.
La charge mentale augmente.
Le sens du projet commence à se brouiller.
C’est à ce moment-là qu’elle décide de commencer un accompagnement en préparation mentale.
Non pas parce qu’elle n’était « pas assez forte mentalement ».
Mais parce qu’elle avait besoin :
- de retrouver du sens,
- de mieux gérer sa charge mentale,
- d’apprendre à rebondir dans les moments difficiles,
- et d’avoir des outils concrets.
La préparation mentale : bien plus que « penser positif »
Quand on parle de préparation mentale, beaucoup imaginent uniquement des techniques de motivation ou de visualisation.
En réalité, le travail est beaucoup plus large.
Avec Morgane, l’objectif était bien sûr de l’aider à réussir son XXL.
Mais pour réussir le jour J, il fallait aussi réussir toute la préparation.
Et parfois, cela signifiait travailler sur des sujets qui n’étaient pas directement liés au sport.
Car tout ce qui impacte le sommeil, la charge mentale, les émotions ou l’énergie finit forcément par avoir des conséquences sur les entraînements et sur le projet sportif.
Certaines séances ont donc davantage porté sur son organisation, sa récupération, ses angoisses professionnelles ou son équilibre global que sur le sport lui-même.
L’idée n’était pas d’enlever toutes les difficultés, mais de faire en sorte qu’elle puisse rester disponible mentalement et émotionnellement pour son objectif.
Nous avons notamment travaillé sur :
- le sommeil et la récupération,
- la gestion de la charge mentale,
- l’organisation de ses semaines,
- les pensées négatives,
- les émotions,
- la gestion du stress,
- la confiance,
- l’anticipation des imprévus,
- la visualisation,
- la régulation émotionnelle pendant la course,
- l’entrée dans un état de flow.
Petit à petit, elle a retrouvé de la sérénité.
« La préparation mentale m’a permis de redonner du sens à ce défi, d’aborder différemment les obstacles sportifs et professionnels, et d’apprendre à gérer ma charge mentale, non pas à la faire disparaître, mais à mieux la maîtriser. »
Le travail mental dans le sport et dans la vie
Ce qui est intéressant dans la préparation mentale appliquée à un projet sportif, c’est que le travail réalisé ne reste jamais uniquement dans le sport.
Sans même forcément s’en rendre compte, on finit par réutiliser dans la vie quotidienne ce que l’on apprend pendant la préparation :
- gérer son stress,
- prendre du recul,
- mieux s’organiser,
- réguler ses émotions,
- s’adapter,
- faire confiance au processus,
- traverser les moments difficiles.
Et cela fonctionne aussi dans l’autre sens : quand certains sujets personnels ou professionnels prennent trop de place mentalement, ils viennent forcément impacter le sommeil, l’énergie, la récupération ou la capacité à s’investir dans le projet sportif.
C’est pour cela que la préparation mentale ne consiste pas uniquement à parler du sport. Elle consiste aussi à travailler tout ce qui peut influencer la préparation et la performance.
Morgane le décrit très bien :
« Ce travail avec Marion a eu un impact très important sur ma vie professionnelle. J’ai commencé la préparation mentale au début de mon installation en libéral, à une période où j’étais envahie par les doutes et les angoisses. Ces inquiétudes sont toujours présentes aujourd’hui, mais désormais, je sais les gérer. »
Et c’est souvent l’un des grands enseignements de la préparation mentale :
le but n’est pas de supprimer les émotions ou les difficultés.
Le but est d’apprendre à mieux les traverser.
Le jour de la course : être capable de s’adapter
Le jour du Frenchman XXL, Morgane arrive sereine.
Pas de montée de stress incontrôlable.
Pas de panique.
Elle se sent « au bon endroit, au bon moment ». Et surtout, elle est prête à s’adapter.
Pendant la natation, les conditions changent brutalement : vent, vagues, orientation plus compliquée.
Mais au lieu de paniquer, elle ajuste.
Sur le vélo, elle anticipe le froid grâce au travail de préparation des imprévus effectué en amont autour de la météo, de l’équipement et des différentes situations possibles.
À plusieurs moments de la course, elle sent des doutes ou des inquiétudes arriver.
Mais elle parvient à switcher rapidement.
« Le fait d’avoir anticipé toutes les difficultés auxquelles je pouvais potentiellement être confrontée m’a permis de mieux les gérer lorsqu’elles se sont présentées. »
L’un des outils qui l’a le plus marquée est le travail de visualisation.
Par exemple, nous avions travaillé autour de la chaleur, qu’elle appréhendait beaucoup.
Elle avait appris à associer mentalement différentes sensations de fraîcheur et de légèreté afin d’apaiser cette sensation d’inconfort.
« Plus je m’entraînais à les visualiser pendant mes séances, plus cela devenait efficace. J’ai trouvé ça assez fascinant. »
Le flow, le switch… et cette sensation de fluidité
Au fil des semaines, Morgane a également développé une capacité à entrer dans une forme d’état de flow pendant la course à pied.
Un état où :
- le corps devient plus fluide,
- les pensées parasites diminuent,
- le mouvement devient presque automatique.
L’un des éléments qui l’a le plus aidée : se reconnecter au rythme de ses pas.
Ce côté presque « robotique », régulier, répétitif, est devenu un véritable ancrage mental pour elle.
Une ligne d’arrivée et surtout un chemin parcouru
Morgane a terminé son premier triathlon XXL après plus de douze heures d’effort.
Mais au-delà du chrono, ce qu’elle retient surtout, c’est le chemin parcouru.
« On est capable de bien plus que ce que l’on imagine lorsque l’on fait preuve de volonté, de résilience et que l’on est bien accompagné. »
Et lorsqu’on lui demande si elle recommanderait un accompagnement en préparation mentale :
« Oui, mille fois oui. Je suis convaincue que le mental se travaille autant que le physique, et qu’il peut nous emmener bien plus loin qu’on ne l’imagine. »
Une aventure qui dépasse largement le sport
La préparation mentale ne remplace pas l’entraînement physique.
Elle vient le compléter.
Elle permet :
- de mieux gérer les hauts et les bas,
- de traverser les périodes de doute,
- d’anticiper les imprévus,
- de mieux récupérer,
- de rester aligné avec son objectif,
- et surtout d’apprendre à mieux se connaître.
Parce qu’au final, les défis sportifs d’endurance racontent rarement uniquement une histoire de sport.
Ils racontent souvent une histoire de transformation.
Et c’est exactement ce qu’a vécu Morgane durant cette aventure.
Merci à Morgane pour sa confiance, pour son implication tout au long de cet accompagnement et pour avoir accepté de partager une partie de cette aventure et du travail que nous avons réalisé ensemble.
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Je suis Marion, préparatrice mentale et hypnothérapeute. J’accompagne aussi bien les sportifs, les dirigeants, les équipes en entreprise, que les personnes en cabinet pour les aider à gérer leurs émotions, à renforcer leur confiance, et à optimiser leurs performances. Spécialisée en gestion du stress et de l’anxiété, en amélioration du sommeil, et en prévention du burn-out, j’utilise des techniques variées comme la sophrologie, la visualisation, l’hypnose et l’imagerie mentale pour des résultats concrets et durables.
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