Dans un monde où tout va vite, où la performance, l’exigence et le contrôle sont omniprésents, le lâcher prise est devenu un mot que l’on entend partout. Pourtant, lorsqu’on parle de lâcher prise, beaucoup de personnes ne savent pas vraiment ce que cela signifie, ni comment le mettre en pratique au quotidien.
Bien souvent, le lâcher prise est confondu avec le renoncement, la passivité ou le fait de « s’en foutre », alors qu’il s’agit en réalité d’un véritable processus mental et émotionnel, essentiel pour préserver son équilibre, sa santé mentale et sa performance, que l’on soit sportif, dirigeant, parent ou simplement confronté au stress du quotidien.
Qu’est-ce que le lâcher prise ?
Le lâcher prise ne se résume pas à tout laisser tomber, ne plus s’en préoccuper ou s’en foutre, malgré ce que certains pourraient croire. En psychologie, on définit le lâcher prise comme une attitude intérieure d’acceptation de la réalité telle qu’elle est, sans chercher à la contrôler ou à la modifier excessivement.
Cette définition met en lumière deux erreurs fréquentes :
Lâcher prise n’est pas abandonner ses objectifs ou ses responsabilités.
Et surtout, ce n’est pas être passif ou indifférent.
C’est plutôt un choix conscient de ne plus gaspiller son énergie sur ce qui échappe à notre contrôle, pour la rediriger vers ce qui compte vraiment et sur quoi nous avons une influence réelle.
C’est un équilibre entre acceptation lucide et action ciblée.
Pourquoi le lâcher prise est-il si difficile ?
La difficulté à lâcher prise vient souvent d’une peur profonde : celle de perdre le contrôle. Cette peur n’est pas irrationnelle : prendre soin de ce qui compte pour nous (notre travail, notre famille, nos performances, nos objectifs) est une stratégie humaine naturelle. Mais cette stratégie peut devenir un piège quand elle se transforme en hyper-contrôle, c’est-à-dire une tentative de maîtriser ce qui n’est tout simplement pas maîtrisable.
La réaction de contrôle est une stratégie de protection : elle donne l’illusion de sécuriser l’avenir. Mais paradoxalement, elle épuise, crée du stress, de la rumination mentale et de la fatigue émotionnelle. Autrement dit, plus on cherche à tout contrôler, plus on s’épuise.
Cela se retrouve souvent chez les personnes performantes, que ce soit un sportif qui veut optimiser chaque détail, un dirigeant qui porte la charge de toute une équipe, un parent qui anticipe chaque situation, ou un étudiant qui veut tout organiser. Toutes ces personnes font partie de celles qui, paradoxalement, ont le plus besoin de lâcher prise.
Mais le lâcher prise ne signifie pas ne rien faire. Il s’agit plutôt de choisir consciemment où mettre son énergie, en fonction de ce qui est réellement influençable.
Contrôle, influence, préoccupation : une grille utile
Pour comprendre ce qu’on peut lâcher, il est utile d’utiliser un outil simple et puissant : le modèle des cercles de contrôle, d’influence et de préoccupation, popularisé par Stephen R. Covey. PositivePsychology.com
➣ Cercle de contrôle
Ce sont les éléments sur lesquels vous avez une contrôle direct : vos pensées, vos actions, vos choix, vos habitudes. C’est là où votre énergie a le plus d’effet.
➣ Cercle d’influence
Ce sont les éléments sur lesquels vous n’avez pas de contrôle total, mais où vous pouvez avoir un impact. Comme vos relations, votre communication ou votre attitude dans une équipe.
➣ Cercle de préoccupation
Ce sont les éléments qui vous préoccupent mais que vous ne pouvez pas influencer : la météo, les décisions d’un supérieur, l’état de santé d’un proche, etc.
Investir son énergie dans le cercle de préoccupation crée du stress inutile. En revanche, focaliser votre énergie dans vos cercles de contrôle et d’influence développe l’efficacité, la sérénité et la clarté mentale.
Ce que le lâcher prise n’est pas
Avant d’aller plus loin dans les conseils pratiques, clarifions ce que le lâcher prise n’est pas, pour éviter les malentendus :
Ce n’est pas de la passivité (on continue à agir).
Ce n’est pas abandonner ses responsabilités.
Ce n’est pas renoncer à ses objectifs.
Il s’agit plutôt :
de ne plus s’entêter dans des stratégies qui ne fonctionnent pas,
de développer une flexibilité intérieure,
et de favoriser une action plus efficace et moins épuisante.
Lâcher prise, ce n’est pas renoncer : c’est agir avec plus de discernement
La confusion entre lâcher prise et abandon est fréquente. Certaines approches psychologiques insistent sur le fait que le lâcher prise implique de faire le deuil de certaines attentes irréalistes et d’apprendre à vivre avec plus de fluidité, sans renoncer à ce qui est essentiel pour nous.
Cela demande souvent :
une remise en question du perfectionnisme,
une reconnaissance de nos limites humaines,
et une acceptation de ce qui ne dépend pas de nous.
Par exemple, un sportif peut lâcher prise sur un résultat qu’il ne maîtrise pas (le comportement des adversaires, les décisions arbitrales), tout en conservant une intention forte de performer dans ce qu’il maîtrise (son entraînement, sa préparation, sa récupération).
Un dirigeant peut lâcher prise sur des facteurs externes (prix du marché, décisions réglementaires), tout en gagnant en clarté sur ce qu’il peut réellement influencer (la stratégie de son équipe, la communication interne).
Le rôle du corps
Apprendre à lâcher prise est aussi un processus corporel. Ce n’est pas uniquement mental. Les tensions musculaires, la respiration rapide, les sensations de fatigue ou d’irritabilité sont des signaux que le corps envoie lorsque nous sommes dans un cycle de contrôle intense.
Lâcher prise commence souvent par écouter et apaiser ces signaux corporels :
observer la respiration,
relâcher les tensions physiques,
reconnaître les émotions au moment où elles apparaissent,
se reconnecter à l’instant présent plutôt qu’aux scénarios futurs.
Des pistes concrètes pour relâcher au quotidien
Voici des approches structurées pour intégrer le lâcher prise dans votre vie :
1. Identifiez ce qui vous est réellement utile
Faites régulièrement l’exercice des cercles de contrôle/influence/préoccupation :
➣ ce qui est dans votre contrôle, ce qui est dans votre influence, ce qui ne l’est pas.
2. Respirez consciemment
La respiration est souvent le premier levier d’action pour calmer le système nerveux. Une respiration plus lente et plus profonde favorise l’apaisement du stress et prépare l’esprit à se détacher de stratégies de contrôle excessives.
3. Acceptez vos limites humaines
On ne peut pas tout contrôler. Accepter cette réalité ne signifie pas abandonner, mais reconnaître que certaines batailles ne valent pas l’énergie qu’on y met.
4. Cultivez la pleine conscience
Être présent à ce qui se passe maintenant, sans jugement, aide à réduire la rumination mentale et les scénarios futurs anxiogènes.
5. Définissez vos priorités
Lâcher prise revient à mettre votre attention et votre énergie là où elles sont les plus utiles et cohérentes avec vos valeurs.
6. Établissez des limites saines
Dire non lorsque c’est nécessaire, préserver vos besoins, et être en accord avec vos valeurs personnelles réduisent la charge mentale inutile.
7. Intégrez des rituels de régulation
Bouger régulièrement, ralentir le rythme de travail périodiquement, intégrer des pauses significatives favorise une meilleure régulation émotionnelle.
Lâcher prise dans des contextes spécifiques
➣ Au travail
Lâcher prise signifie reconnaître ce que l’on peut influencer (relations, organisation, communication) et ce que l’on ne peut pas (décisions externes, résultats externes). Cela permet de réduire l’anxiété, d’améliorer la clarté décisionnelle et de renforcer la créativité.
➣ Dans le sport
Lâcher prise ne veut pas dire ne pas se donner à fond, mais ne pas se laisser “contrôler” par les résultats ou les peurs de l’échec. Cela aide à performer plus présent, plus calme, plus fluide.
➣ Dans la vie personnelle
Lâcher prise sur les attentes irréalistes (de soi ou des autres), permet de mieux gérer les relations, de respecter son énergie, et de se sentir plus aligné avec ses besoins.
Ce que vous gagnez à lâcher prise
Quand vous apprenez à lâcher prise de manière consciente, vous ne perdez pas votre capacité d’agir ; au contraire :
vous réduisez le stress chronique,
vous améliorez l’efficacité de vos actions,
vous augmentez votre résilience,
vous gagnez en clarté et en présence,
vous vivez avec plus d’authenticité.
C’est une invitation à être plus efficace sans être épuisé, à être plus présent sans être submergé, à agir sans se battre contre soi-même.
Et après ?
Lâcher prise n’est pas une compétence acquise une bonne fois pour toutes. C’est un processus continu, qui se travaille, se pratique, s’ajuste, et s’intègre dans votre vie quotidienne. C’est une alliance entre l’action éclairée et l’accueil de ce qui est.
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Je suis Marion, préparatrice mentale et hypnothérapeute. J’accompagne aussi bien les sportifs, les dirigeants, les équipes en entreprise, que les personnes en cabinet pour les aider à gérer leurs émotions, à renforcer leur confiance, et à optimiser leurs performances. Spécialisée en gestion du stress et de l’anxiété, en amélioration du sommeil, et en prévention du burn-out, j’utilise des techniques variées comme la sophrologie, la visualisation, l’hypnose et l’imagerie mentale pour des résultats concrets et durables.
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